Eliminer le Zor !
Zorus delendum est !
Parmi les espèces invasives qui menacent le biotope néo-calédonien, l’une d’entre elle suscite de nombreux commentaires mais assez peu d’études sérieuses … : Le Zor ! (Zorus Zorus). Le but de cet article est de tenter de cerner le problème posé par cet espèce.
1. Un essai de classification.
L’ espèce Zorus est en fait une juxtaposition de groupes humains disparates qu’unit, aux yeux des profanes, une caractéristique unique, l’altérité. La réalité est plus complexe. Le Zorus comporte deux sous-espèces principales :
Zorus Sedimentus, installée depuis vingt à trente ans, et véhiculant elle-même un fort rejet de la seconde sous-espèce (sans doute dans le fallacieux espoir de s’assimiler plus vite à l’autoproclamée société légitime).
Zorus Migrans, qui regroupe les derniers arrivants, et que l’on définit juridiquement par la non-citoyenneté …
Cette sous-espèce est la plus intéressante car, à travers de multiples variations comportementales, elle recouvre une grande variété de groupes autonomes :
Zorus Migrans Communis, majorité de la population Migrans, il est considéré comme le principal responsable de la dégradation de l’emploi local,
Zorus Migrans Indexatus, minoritaire mais extrêmement nocif par sa majoration salariale, il aurait contribué par son fort pouvoir d’achat à la hausse du coût de la vie, à la flambée de l’immobilier … et pourquoi pas à la dengue ou la gratte ?
Zorus Migrans Indexatus Veteransis, qui, aux caractéristiques du précédent ajoute l’outrecuidance de disposer de plein de loisirs ….
Zorus Migrans Indexatus Masochis, qui dénonce haut et fort l’inanité de son indexation (et de celle des autres) mais n’a pas encore trouvé d’association caritative digne de recevoir cet excès financier …
Récemment une nouvelle sous-espèce fouisseuse aurait été détectée en Province Sud, le Zorus Incoiensis Minens. Mais de part sa composition essentiellement masculine on ne sait pas si la tentative d’installation de cette sous-espèce présente un caractère de pérennité suffisant pour entrer dans la champ de cette étude.
2. La Zoritude : pathologie, mutation ou illusion ?
L’appellation « Zoreille » (péjorative comme ses superlatifs« culé d’Zor et Zam»), est vraisemblablement importée des Caraïbes à la fin des années 60 et atteint sa plénitude dans les années 80-90. Elle appartient à la même trivialité verbale que Poken, Kaouin ou Niac.
On peut considérer la « Zoritude » comme une mutation réversible, car elle touche essentiellement les métropolitains à leur arrivée sur cette terre de lait et de miel et cesse à leur départ. La Zoritude a-t-elle vraiment des caractéristiques stables ou n’est-t-elle qu’une illusion ? Les Zori présentent une grande variété sociale, culturelle et politique, le seul point commun décelable serait une attitude de fatalisme désabusé (à l’exception des récents groupements associatifs à caractère Urticans). En réalité les Zori n’existent en tant que groupe humain que par l’exclusion sociétale dont ils sont l’objet.
Et cette exclusion consiste essentiellement en des activités hostiles qui recouvrent la discrimination, l’intimidation et l’agression verbale et physique …
Alors on peut dire que le Zor ne choisit pas sa marginalité, en souffre généralement peu et en guérit vite. Et éliminer la Zoritude est peut-être possible en éduquant les consciences, mais lesquelles ?.
J-F CHAMARD, Zorus Migrans.