A la mémoire du dernier poilu.
A la mémoire du dernier poilu.
La nation vient de rendre un ultime hommage à Lazare PONTICELLI, le dernier soldat de la grande guerre (1914-1918.) Des cérémonies à la mémoire de ce dernier combattant ont été organisées dans tous les coins du territoire national, jusqu'en Nouvelle-Calédonie.
Les militaires, les responsables politiques, et les institutionnels se sont retrouvés, pour participer à la commémoration du décès de Lazare PONTICELLI. Les prises de paroles dans ces circonstances sont empreintes de compassion. Hasard du calendrier c'est pratiquement au lendemain du deuxième tour des élections municipales, que les adversaires d'hier étaient rassemblés devant le monument au mort de Nouméa pour y déposer des gerbes de fleurs ceintes de la bannière tricolore.
Ce sont souvent aux enfants que s'adresse ce fameux devoir de mémoire. Mais, n'est il pas utile de l'appliquer également aux adultes que nous sommes, dont la majorité est issue de ce que l'on appelle communément « les enfants du baby-boum ? » Nous qui sommes des femmes et des hommes libres, ce sont nos parents qui eux aussi en 1940 ont combattu l'ennemi pour que nous restions des citoyens libres d'aller et venir sur tous les points du territoire, pour que nous soyons égaux en droits et en devoir. Ils se sont opposés au racisme et à l'antisémitisme. Ils ont préservé notre liberté d'expression et le droit de voter dans un pays dont les valeurs démocratiques ne sont pas négociables.
Ceux qui comme moi se sont opposés à la réforme constitutionnelle visant à restreindre le droit de vote pour des élections locales, n'ont pas oublié que ces milliers d'hommes, au sacrifice de leur vie nous ont légué cet héritage si précieux. Et parmi eux de nombreux compatriotes calédoniens et mélanésiens ont souffert dans leur chair ou péri sous les balles ennemies à plus de 22000 kilomètres de leur terre natale, pour que nous restions des femmes et des hommes libres et égaux.
Force est de constater que les parlementaires français, le 23 janvier 2007 en votant le gel du corps électoral pour les élections provinciales et du congrès de Nouvelle-Calédonie ont oublié le sacrifice de ces héros et préférer transgresser certaines valeurs républicaines.
Guy LACQUA . Afrnc
La nation vient de rendre un ultime hommage à Lazare PONTICELLI, le dernier soldat de la grande guerre (1914-1918.) Des cérémonies à la mémoire de ce dernier combattant ont été organisées dans tous les coins du territoire national, jusqu'en Nouvelle-Calédonie.
Les militaires, les responsables politiques, et les institutionnels se sont retrouvés, pour participer à la commémoration du décès de Lazare PONTICELLI. Les prises de paroles dans ces circonstances sont empreintes de compassion. Hasard du calendrier c'est pratiquement au lendemain du deuxième tour des élections municipales, que les adversaires d'hier étaient rassemblés devant le monument au mort de Nouméa pour y déposer des gerbes de fleurs ceintes de la bannière tricolore.
Ce sont souvent aux enfants que s'adresse ce fameux devoir de mémoire. Mais, n'est il pas utile de l'appliquer également aux adultes que nous sommes, dont la majorité est issue de ce que l'on appelle communément « les enfants du baby-boum ? » Nous qui sommes des femmes et des hommes libres, ce sont nos parents qui eux aussi en 1940 ont combattu l'ennemi pour que nous restions des citoyens libres d'aller et venir sur tous les points du territoire, pour que nous soyons égaux en droits et en devoir. Ils se sont opposés au racisme et à l'antisémitisme. Ils ont préservé notre liberté d'expression et le droit de voter dans un pays dont les valeurs démocratiques ne sont pas négociables.
Ceux qui comme moi se sont opposés à la réforme constitutionnelle visant à restreindre le droit de vote pour des élections locales, n'ont pas oublié que ces milliers d'hommes, au sacrifice de leur vie nous ont légué cet héritage si précieux. Et parmi eux de nombreux compatriotes calédoniens et mélanésiens ont souffert dans leur chair ou péri sous les balles ennemies à plus de 22000 kilomètres de leur terre natale, pour que nous restions des femmes et des hommes libres et égaux.
Force est de constater que les parlementaires français, le 23 janvier 2007 en votant le gel du corps électoral pour les élections provinciales et du congrès de Nouvelle-Calédonie ont oublié le sacrifice de ces héros et préférer transgresser certaines valeurs républicaines.
Guy LACQUA . Afrnc
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