Le tableau annexe: la réalité par les chiffres.
Le tableau annexe : la réalité par les chiffres.
A l’approche des élections municipales, l’Association des Français Résidents de Nouvelle-Calédonie s’est engagée dans une campagne citoyenne, en appelant tous les électeurs du territoire à aller voter.
Cette initiative s’adresse plus particulièrement aux électeurs inscrits sur les tableaux annexes des communes de Nouvelle-Calédonie qui, par dépit ou encore parce qu’ils estiment ne pas être concernés par ce scrutin, auraient décidé de ne pas s’exprimer à l’occasion de ces élections municipales des 9 et 16 mars 2008.
L’AFRNC a été contrainte à l’occasion de certaines décisions prises par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie de dénoncer certaines dérives discriminatoires. L’attribution « d’une la prime au passage aérien » accordée aux seuls résidents pouvant justifier de 10 ans de présence sur le territoire (délibération N°12 du 9 septembre2004) à été la première alerte. Le projet de loi du pays instaurant un critère discriminatoire de dix ans de présence sur le territoire pour accéder aux concours de la fonction publique territoriale a été la seconde. Cette loi a fait l’objet d’une mise au point du Conseil d’Etat le 17 novembre 2005, pour que les conditions de sélection soient assouplies. Ce texte n’a d’ailleurs toujours pas été voté par le congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Enfin, avec L’Union des Citoyens Calédoniens pour le Suffrage Universel l’Association de Défense du Droit de Vote, l’AFRNC à lutté contre le gel du corps électoral. Malgré les efforts déployés le déni de démocratie a été perpétré en faveur des partisans de l’indépendance appuyés en cela par des dirigeants loyalistes peu regardants sur le principe fondamental « un homme une voix. » Ils n’auront pas de difficulté à se reconnaître.
La réforme constitutionnelle qui s’en est suivie au mois le 23 février 2007, promesse du précédent Président de la République Jacques Chirac, a abouti à condamner irrémédiablement 19000 nationaux installés sur le territoire après le 8 novembre 1998, à ne plus accéder au droit de participer aux élections provinciales et du congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Comme certainement beaucoup d’initiés, l’association était persuadée que les principales victimes de cette loi scélérate seraient, à une écrasante majorité des métropolitains fraîchement débarqués sous le doux soleil calédonien.
A l’examen du tableau annexe de la commune de Nouméa, force est de constater, que les chiffres sont d’une implacable réalité et de nature à porter un coup fatal à ce phantasme de l’invasion des « Zoreilles. »
Sur les 11230 électeurs inscrits à la date du :
- 2752 sont nés en Nouvelle-Calédonie (24,51%)
- 453 sont nés à Wallis et Futuna (4,03%)
- 1518 sont nés d’autres collectivités ultramarines ou hors du territoire (13,52%)
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- Pour ceux qui luttent contre les discriminations en tous genres faites aux Français de toutes origines, ces chiffres sont d’une effrayante réalité. Ils sont certainement la meilleure réponse à apporter à nos détracteurs. Ces moralisateurs, justifiant leur infâme comportement en se réfugiant derrière le trop commode argument « de la présence encombrante de ces immigrés métropolitains. » Ils devront, à l’examen méticuleux de ce tableau méditer sur cette erreur de jugement, et se persuader de la nocivité durable d’une telle situation.
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- L’AFRNC est convaincue que la loi constitutionnelle du 23 février 2007 définissant le corps électoral gelé provoquera des effets collatéraux détestables notamment dans les domaines politique et social local. Alors que la Nouvelle-Calédonie aurait pu présenter un panel le plus large et le plus riche par sa diversité culturelle et ethnique, elle vient malheureusement, de se doter de l’arme fatale des discriminations.
Les responsables politiques loyalistes qui n’ont pas daigné participer au combat contre le du gel du corps électoral, seraient bien inspirés, avant de briguer des fonctions électives aux seins des institutions communales et territoriales, de faire repentance et reconnaître qu’ils ont participé à l’irréparable exclusion de milliers de compatriotes et, ce qui est insensé plus particulièrement, de 24,51% électeurs du tableau annexe de Nouméa, natifs de Nouvelle-Calédonie.