LES DISCRIMINATIONS ANNONCEES

Publié le par afrnc

Dans le cadre de la visite de Monsieur  François BAROIN, Ministre de l'Outre Mer, l'Association des Français Résidents de Nouvelle Calédonie, a été reçue le dimanche 5 mars par Monsieur Stéphane JUVIGNY, conseiller Technique chargé des affaires politiques. 

Nous avons interpellé le représentant du Ministre sur les discriminations ou tentatives de discriminations dont sont victimes certains compatriotes installés en Nouvelle Calédonie.

 L'AFRNC n'a pas manqué de rappeler les dérapages déjà constatés.

   -Aide au passage aérien :  le Congrès de la Nouvelle Calédonie ne voulait réserver  qu'aux seuls résidents   ayant plus de dix ans de présence sur le territoire,  la prime à la  continuité territoriale. Malgré l'annulation de cette décision prononcée par le tribunal administratif, le Congrès de la Nouvelle Calédonie vient d?interjeter appel auprès de la Chambre Administrative d'Appel de PARIS.

    -Le projet de loi du pays sur l'accès à la fonction publique territoriale : Après l'avis défavorable du Conseil d'Etat,  le Congrès de la Nouvelle Calédonie a modifié cette loi dans un sens toujours aussi restrictif pour les candidats de moins de 10 ans de résidence.

Dans sa volonté de protéger  l'emploi local dans le secteur privé, le congrès compte élaborer  une loi du pays  discriminatoire.

  -Nouvelle et gravissime discrimination annoncée, le gel du corps électoral.  L'AFRNC a alerté le conseiller technique sur la révision  inadmissible de l'Accord de Nouméa sans consultation de la population concernée et  sans débat public.

 

Cette restriction du droit de vote  engendrera pour les citoyens français toutes origines confondues ayant moins de 10 ans de résidence en 2008 l'interdiction définitive de pouvoir participer à la vie politique de ce pays

 
Nous avons attiré l'attention du conseiller technique sur le glissement irrémédiable de la Nouvelle Calédonie vers une politique discriminatoire et ségrégationniste en particulier par une traque systématique de Français récemment installés.

 
L'association, malgré l'écoute  polie de son interlocuteur est sortie de cet entretien déçue et inquiète. Le conseiller indiquant une fois de plus que seul comptait le respect de la parole donnée.  Que fait-on du respect de la signature apposée, et du respect des droits du citoyen dans un pays qui se prétend démocratique.

 

L'AFRNC continuera de dénoncer toutes les atteintes aux droits Républicains  notamment en interpellant  individuellement les députés et sénateurs.

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