Le comité pilote à sens unique

Publié le par Guy Lacqua

            La création d’un comité de pilotage sur les signes identitaires est conforme à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Nouméa.  Il précise paragraphe: 1/5 que : « Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, billets de banque, devront être recherchés en commun pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous. »  

            Cette conception généreuse et pour le moins louable, devait trouver toute sa signification dans la composition du comité de pilotage mis en place ces dernières semaines par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Des représentants de la société civile, de partis politiques, et d’associations se sont  effectivement investis dans cette mission.

            L’Association des Français Résidents de Nouvelle-Calédonie a présenté la candidature d’un de ses membres à madame Déwé GORODE, présidente du comité de pilotage pour qu’il intègre et participe aux travaux de cette structure.

            Notre demande écrite est restée à ce jour sans réponse. Il semblerait que la présence d’un membre de notre association au sein de ce comité, ne présenterait aucun intérêt. Le rejet de notre demande s’apparente à de  l’indifférence, forme la plus aboutie du mépris. Pourtant, le postulant de l’AFRNC, « jeune citoyen-calédonien» marié, père de trois enfants nés sur le territoire d’une maman d’origine mélanésienne, n’a d’autre souci que d’apporter sa contribution à la recherche de ces symboles d’identité. Les différentes communautés étant  effectivement représentées, la contribution  à ces travaux d’un citoyen calédonien d’origine métropolitaine n’a rien de rédhibitoire et ne devrait poser aucune difficulté.

            Nous espérons que la présidente de ce comité de pilotage aura la générosité d’offrir une place à notre association dont la volonté de participer à l’élaboration d’une véritable citoyenneté calédonienne, socle du destin commun, est sincère. Dans le cas contraire, nous attendons un « signe » de la part de cette responsable, nous ne pouvons nous contenter de ce silence assourdissant, qui pourrait s’interpréter comme l’expression de l‘exclusion d’une des composantes de cette citoyenneté calédonienne.

                                  
                                  
                        Guy LACQUA .
Président de l’afrnc.

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Publié dans afrnc

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