UN NOUVEL ACCORD ?
En conclusion de sa déclaration de politique générale, devant les membres du Congrès de Nouvelle-Calédonie, le Président du gouvernement, a surpris son monde en proposant une nouvelle approche de l’avenir politique de l’Accord de Nouméa. Il a même invité son auditoire à réfléchir sur la possibilité de négocier avec l’Etat, au cours de l’année 2008 un nouvel accord, appuyant cette réflexion sur l’inéluctabilité du refus de l’indépendance par la population calédonienne à l’issue des consultations prévues à partir de 2014.
Alors qu’on assène sur le territoire depuis 1998, date de sa signature, que l’esprit et la lettre de l’accord de Nouméa sont immuables et irréversibles, voici que le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, fort d’une certitude toute personnelle, propose un remodelage de cet accord.
Il convient de rappeler qu’à l’occasion des élections législatives de juin 2007, le même Harold MARTIN alors qu’il était candidat à la députation dans la deuxième circonscription, avait refusé de donner suite à la demande des trois associations citoyennes. Celles-ci lui proposaient de signer un engagement stipulant dans son paragraphe 4, dans l’hypothèse où les électeurs calédoniens, à l’issue des différentes consultations organisées à partir de du mandat du Congrès débutant en 2014, choisiraient démocratiquement de rester au sein de la République française, de restituer aux citoyens exclus du corps électoral les droits strictement égaux.
Monsieur le Président, dans l’arsenal de vos résolutions rénovées du destin commun concrétisé par ce nouvel « Accord de Nouméa,» avez-vous imaginé, vous basant sur cette certitude que l’indépendance est plus qu’improbable, un retour à la démocratie en Nouvelle-Calédonie, notamment en rétrocédant le droit de vote à ces quelque 20000 électeurs qui en ont été irrémédiablement privés ?
Guy LACQUA.
Alors qu’on assène sur le territoire depuis 1998, date de sa signature, que l’esprit et la lettre de l’accord de Nouméa sont immuables et irréversibles, voici que le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, fort d’une certitude toute personnelle, propose un remodelage de cet accord.
Il convient de rappeler qu’à l’occasion des élections législatives de juin 2007, le même Harold MARTIN alors qu’il était candidat à la députation dans la deuxième circonscription, avait refusé de donner suite à la demande des trois associations citoyennes. Celles-ci lui proposaient de signer un engagement stipulant dans son paragraphe 4, dans l’hypothèse où les électeurs calédoniens, à l’issue des différentes consultations organisées à partir de du mandat du Congrès débutant en 2014, choisiraient démocratiquement de rester au sein de la République française, de restituer aux citoyens exclus du corps électoral les droits strictement égaux.
Monsieur le Président, dans l’arsenal de vos résolutions rénovées du destin commun concrétisé par ce nouvel « Accord de Nouméa,» avez-vous imaginé, vous basant sur cette certitude que l’indépendance est plus qu’improbable, un retour à la démocratie en Nouvelle-Calédonie, notamment en rétrocédant le droit de vote à ces quelque 20000 électeurs qui en ont été irrémédiablement privés ?
Guy LACQUA.
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